16/05/2008

De retour...

Après une longue absence....

Il y a des moments où la vie nous prends dans son tourbillon sans qu'on ait le temps de réfléchir.

Un nouveau job, des masses d'informations à intégrer, des rencontres en pagaille, quelques succès mais aussi le prix à payer: la boule dans le ventre le matin de peur de faire une gaffe impardonnable, les décharges d'adrénaline pendant la journée, et l'épuisement au retour.

Pas le temps de manger correctement, de me balader en forêt, de faire du sport, pas l'envie de me recueillir, de créer ou de rêver.

Toute mon énergie s'est concentrée sur le boulot, ce qui était peut-être une erreur, ou peut-être pas, certes ma créativité s'est envolée, mais j'ai gagné en maturité, en rigueur, et finalement, en sérénité (!) car je sens que c'était bien ma voie, que ce job est celui où je dois être.

Malgré tout, la Déesse est restée à mes côtés, dans mes rêves, dans les signes, elle m'aidait à évacuer la pression lorsque je le lui demandais.

Les rencontres de Cercle Belge des Filles de la Déesse m'ont apporté beaucoup dans cette période, même si mes Soeurs ne s'en sont peut-être pas rendues compte. Grâce à vous, les filles, je garde le cap, je ne deviens pas une de ces louves de la finance avec un tailleur de créateur et une âme brûlée.

18:57 Écrit par AnSo dans Réflexions persos | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/08/2007

Nourriture de l'âme

 aurore_boreale_finlande

Je réalise de plus en plus que dans ma vie quotidienne, je ressens une soif de rêve et de mystère, le besoin de plonger dans le puits sombre de mon inconscient, de partir à la rencontre de ces êtres de brumes qui vivent aux confins de la transe et du sommeil.

Sans cette quête, je perds ma personnalité, je deviens un robot qui marche, travaille, parle sans conscience véritable. Extérieurement, je fonctionne, intérieurement il n'y a que des ressorts et des rouages qui tournent par habitude.

En retournant là d'où je viens, dans cette contrée sans âge, éternelle et sans cesse mouvante, je bois à la Source primordiale, et je ressors renouvelée, joyeuse et remplie d'amour pour tous les êtres qui m'entourent!

Alors, soyez bénis!

(Et rassurez-vous, je ne fume jamais de subtances illicites en semaine Clin d'oeil)

21:51 Écrit par AnSo dans Réflexions persos | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

28/07/2007

Lughnasadh et mon prunier

 

 

prunier

 

Lughnasad est l'un des quatres Sabbats majeurs de la Wicca, une cérémonie qui permet de remercier les Dieux pour leurs bienfaits et leur générosité, au moment où les champs de blés sont dorés à souhait et les étals débordent de fruits de saison. Cette année, Lughnasadh se fêtera le soir du 31 juillet; mais je réfléchis depuis plusieurs semaines déjà au sens que je veux donner à mon rituel.

En fait, c'est le prunier au fond de mon jardin qui m'a le plus inspirée! Cette année, il porte tant de fruits que les branches ont cassé sous leur poids... Il faut dire que c'est un vieux prunier dont on ne s'occupe pas vraiment, on dirait qu'il a décidé de se faire remarquer en portant plus de fruits que nous, la famille, les voisins et les collègues de bureau ne pourrions en consommer. Bien sûr, on peut faire des tartes et des confitures, mais même ça, on finit par s'en lasser... Enfin, je m'éloigne de mon sujet.

Ce que je veux dire, c'est que dans la vie, on est parfois comme cet arbre: on donne tant et tant de fruits, et tant de ces fruits sont gâchés car les gens ne savent pas quoi faire de ce don. On donne son amour, son énergie pour un travail ou un projet, en s'oubliant au point que, parfois, on casse, comme les branches de mon prunier.

Pour moi, dans la Roue de l'année, Lughnasadh marque le moment où la Nature nous donne tout ce qu'elle a, avantde s'endormir en hiver. L'équilibre est préservé, les branches cassées tomberont pour faire place à de nouvelles branches au printemps.

Lors de mon rituel, je remercierai la Déesse pour toutes les choses qu'elle m'a donné cette année... Et je réfléchirai à ce que moi, j'ai donné aux autres. En essayant de répérer les domaines de ma vie où je donne trop, où je risque de casser. Comme offrande, c'est tout trouvé, j'apporterai des fruits de mon prunier!

04/07/2007

L'heure des oiseaux

Que chantent-ils, le matin, alors que personne ne les écoute?

Quand on rentre tard le soir, ou qu'on doit se lever alors que tout dort encore, rien n'annonce que le jour se lèvera. Tout est immobile, sombre, oppressant.

Il suffit d'une brise, de l'air froid qui fait naître la rosée. Les feuilles frémissent et soudain, un chant solitaire, bientôt repris, répété, démultiplié.

Tous les oiseaux chantent, plus fort qu'à n'importe quel autre moment de la journée.

Le paysage se transforme lentement, des voiles pâles strient le bleu de la nuit. Les odeurs changent, le monde reprend vie.  Le soleil se lève, acclamé par les chants de joie de ceux que personne n'écoute plus tard.

Vivez, un matin, l'heure des oiseaux. Laissez avec eux votre coeur éclater de joie quand les premiers rayons vous atteignent. Pensez à ce monde merveilleusement conçu pour nous, où chacun a sa place dans la grande harmonie. Faites monter votre chant de reconnaissance vers la Déesse, en même temps que ceux de Ses enfants oubliés.

L'heure des oiseaux permet de vivre quotidiennement la magie la plus simple de toute, d'entrer en communion ave la partie de notre être qui a besoin de s'émerveiller, chaque jour, comme un merle après la fin de la nuit.

21:22 Écrit par AnSo dans Réflexions persos | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/06/2007

Mon temple

J'entre dans le temple. Silence.

La vie exubérante s'arrête à tes portes.

Le bruit des mes pas est étouffé,

Même les oiseaux n'osent plus chuchoter.

Pas de statues dans mon temple,

Des taches de lumière, changeantes.

Dans l'ombre, les dieux m'attendent.

Pas de musique dans mon temple,

Le souffle du vent dans les branches.

Pas d'encens dans mon temple,

Le parfum des fougères et de la résine.

Chaque forêt est mon temple.

15:22 Écrit par AnSo dans Réflexions persos | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

15/06/2007

Paganisme

Le paganisme, c'est la liberté de faire ses choix, libre de tout dogme. Une seule règle: "tant que tu ne blesses personne, fais ce que tu veux". Et tout est dit. Il faudra toute une vie pour comprendre la portée de ces simples mots.

Le paganisme, c'est assumer ses actes, même ceux dont on a honte, sans se cacher derrière un diable ou un tentateur quelconque. Accepter que la part d'ombre en chacun de nous doive parfois vaincre, qu'il faut beaucoup tomber avant d'apprendre à marcher.

Le paganisme, c'est s'engager sur des chemins oubliés, à la recherche des Dieux de nos ancêtres. Les siècles ont passés et les temples se sont effrités. On ne raconte plus les légendes à la veillée. Les Dieux, discrets, se sont retirés. Mais ils parlent à ceux qui veulent les entendre. Dans l'ombre fraîche d'une forêt, dans la lumière d'un feu de camp sous les étoiles. Le battement de la pluie et le vent sur nos visages nous murmurent leurs messages éternels.

Le paganisme, c'est l'émerveillement devant l'incroyable cadeau que nous fait la Grande Déesse, mère du vivant. Et le paganisme, c'est aussi se battre pour le défendre, ne pas accepter l'irrespect et l'exploitation de la Nature.

Le paganisme peut sembler être une voie facile à choisir. Mais chaque découverte, chaque pas vers le Divin implique une remise en question et un plus grand engagement dans notre monde.

16:12 Écrit par AnSo dans Réflexions persos | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |