28/07/2007

Lughnasadh et mon prunier

 

 

prunier

 

Lughnasad est l'un des quatres Sabbats majeurs de la Wicca, une cérémonie qui permet de remercier les Dieux pour leurs bienfaits et leur générosité, au moment où les champs de blés sont dorés à souhait et les étals débordent de fruits de saison. Cette année, Lughnasadh se fêtera le soir du 31 juillet; mais je réfléchis depuis plusieurs semaines déjà au sens que je veux donner à mon rituel.

En fait, c'est le prunier au fond de mon jardin qui m'a le plus inspirée! Cette année, il porte tant de fruits que les branches ont cassé sous leur poids... Il faut dire que c'est un vieux prunier dont on ne s'occupe pas vraiment, on dirait qu'il a décidé de se faire remarquer en portant plus de fruits que nous, la famille, les voisins et les collègues de bureau ne pourrions en consommer. Bien sûr, on peut faire des tartes et des confitures, mais même ça, on finit par s'en lasser... Enfin, je m'éloigne de mon sujet.

Ce que je veux dire, c'est que dans la vie, on est parfois comme cet arbre: on donne tant et tant de fruits, et tant de ces fruits sont gâchés car les gens ne savent pas quoi faire de ce don. On donne son amour, son énergie pour un travail ou un projet, en s'oubliant au point que, parfois, on casse, comme les branches de mon prunier.

Pour moi, dans la Roue de l'année, Lughnasadh marque le moment où la Nature nous donne tout ce qu'elle a, avantde s'endormir en hiver. L'équilibre est préservé, les branches cassées tomberont pour faire place à de nouvelles branches au printemps.

Lors de mon rituel, je remercierai la Déesse pour toutes les choses qu'elle m'a donné cette année... Et je réfléchirai à ce que moi, j'ai donné aux autres. En essayant de répérer les domaines de ma vie où je donne trop, où je risque de casser. Comme offrande, c'est tout trouvé, j'apporterai des fruits de mon prunier!

19/06/2007

Litha

 
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Litha, l'un des quatres sabbats mineurs, célèbre le solstice d'été. Le jour le plus long de l'année a été fêté dans de nombreuses cultures, par exemple en Syrie et en Phénicie. En Europe, la fête païenne du solstice d'été a perduré jusqu'à nos jours, transformée en fête catholique. Les feux de joies de la Saint Jean sont une survivance de ceux que l'on allumait chez les Celtes et les Germains pour honorer le soleil et bénir les récoltes. 

Litha est le moment où les forces de la nature atteignent leur apogée, où la terre est baignée de chaleur et d'énergie. Les fleurs sont épanouies, les oiseaux chantent de toutes leurs forces.

Dans les traditions wiccanes, le Sabbat de Litha est un moment propice pour se recharger en énergie et se purifier des problèmes et tensions que l'on a rencontré. On peut le faire, symboliquement, en chargeant un objet de tous ses problèmes et en le brûlant dans le feu. Vous pouvez faire un petit sachet contenant les herbes de saison, camomille, millefeuille, lavande, verveine et celles qui vous inspirent. En le remplissant, chargez-le de tous vos problèmes. Posez le sur votre autel pendant le rituel, et invoquez vos dieux en leur demandant de vous purifier. Brûlez ensuite le sachet, et visualisez votre tension qui disparaît, comme par magie ...

Dans la Roue de l'année, Litha représente le moment où le Dieu est à l'apogée de son pouvoir. Enfant à Yule, jeune homme bondissant à Beltane, il est l'homme dans la force de l'âge, le Roi de l'été, couronné de roses. Son union avec la Déesse est source de toute la fertilité qui nous entoure.

21:03 Écrit par AnSo dans Info | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : solstice, wicca, paganisme, litha |  Facebook |

18/06/2007

Cybèle, déesse païenne

 

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Cybèle est une déesse phrygienne dont le culte remonte au néolithique. Son culte s'est répandu dans l'ensemble du monde romain. Souvent associée à Gaïa ou Rhea, Cybèle est une personnification de la Grande Déesse Mère, elle incarne la terre fertile, les grottes, les montagnes, et elle règne sur les forces de la nature, comme les animaux sauvages. On la représente souvent accompagnée de lions.

Cybèle est aussi une déesse du cycle de la mort et de la renaissance, comme l'illustre la légende d'Attis, son parèdre (fils ou compagnon). Attis, le dieu de la végétation, ayant délaissé Cybèle pour une nymphe, il fut frappé de folie, si bien qu'il fini par se castrer et se tuer sous un pin. Plus tard, Cybèle fut prise de remords et le ressuscita. Attis conserve pour emblème le pin, symbole de la vie éternelle.

Le culte de Cybèle a été officiellement importé à Rome vers 200 avant J-C, l'oracle de Delphe ayant prédit que la Déesse permettrait aux Romains de remporter la deuxième guerre punique. Les Romains envoyèrent donc des émissaires à Pessinonte, où se trouvait le temple le plus important de la Déesse, afin qu'ils ramènent à Rome la pierre sacrée de Cybèle, un bethyl.

Le culte de Cybèle remporta un succès fulgurant, particulièrement auprès des femmes, des esclaves et des paysans. Les Romains plus traditionnels considéraient d'un mauvais oeil ce culte dont les prêtres, les Galles, étaient émasculés et où les fidèles cherchaient à atteindre l'extase en chantant, en dansant et en buvant.

Malgré toutes les tentatives pour interdire ces manifestations jugées indécentes, le culte de la déesse ne cessa de s'étendre; avant que le christianisme ne l'interdise définitivement, le culte de Cybèle était l'un des cultes à mystères les plus importants du monde romain avec le culte de Mithra.

On peut trouver des temples dédiés à Cybèle et Attis dans l'ensemble du monde gallo-romain. En Belgique, on a retrouvé des traces du culte d'Attis à Vervoz.

12:26 Écrit par AnSo dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cybele, histoire, paganisme, deesse |  Facebook |